Sertie à la marge d’un parc paysager de plus de 9 hectares, l’ancienne « maison de campagne » du Comte de Vaudreuil, maire de Pringy au milieu du 19e siècle, est aujourd’hui un charmant hôtel de ville « très bien environné ». La commune de Pringy recèle en effet l’un des plus beaux écrins de « nature en ville » du département grâce à ses élus qui l’ont protégé des appétits fonciers. Jouant avec l’un des coudes de la rivière École et les lisières forestières, les paysagistes « naturalistes », inspirés par l’époque romantique, ont su alterner, entre ombres et lumières, des prairies et des espaces boisés, des miroirs aquatiques et des sous-bois. Ils ont dispersé au fil du tracé de la rivière un kiosque couvert de chaume, un pont japonais, un vivier, alimenté par une source : une succession de « paysages » inspirés par la peinture, et préservés grâce à une gestion attentive.
D'après certains historiens, si certaines vierges sont noires, c’est qu’à l’origine ce furent d'antiques représentations de déesses mères, rebaptisées vierges noires à l'aube du christianisme. La cérémonie que rendaient les Celtes à certaines divinités, fontaines ou arbres, n'a pu être détournée qu'en consacrant au culte nouveau les mêmes éléments. C’est probablement au pied du chêne de la vierge noire que se tenaient à Pringy les assemblées régionales de druides. La légende dit qu'au 13e siècle, une statue d’une vierge noire fut découverte dans un chêne. Le lendemain de son installation dans la chapelle construite à son intention, elle était revenue dans son chêne. À la suite de ce « miracle », une cérémonie de translation fut organisée et des pèlerinages s’y déroulèrent régulièrement.
Origines monastiques…
À l’origine, le parc a vraisemblablement servi de domaine au Prieuré Notre-Dame de Pringy, dont on sait qu’il faisait partie à la fin du 11e siècle de l’important Prieuré Saint-Martin des Champs de Paris »,confie Alain Sauret, historien. « Un inventaire mentionne, au 17e siècle, demeure, cloître et chapelle, clos de murs, toujours présents. Le parc comprenait des bois, quelques arpents de vigne et de prés, et deux petites fosses à poissons. Avant d’être acquis par Charles-Philippe de Rigaud, Comte de Vaudreuil, le
Une volonté naturaliste
Pour acquérir et entretenir le Parc de Pringy, la Commune consent à réaliser une parcelle constructible sur la partie la moins boisée du domaine. Cette concession permet d’engager un véritable plan de
De biens belles flâneries en perspective !



